La pensée subjective

Extraits du livre « La genèse du réel » de Bernard de Montréal

La pensée subjective est une intériorisation du mental humain. Sa réalité ne tient qu’au contenu personnalisé de l’information communiquée à travers le mental. La personnalisation du contenu est la clef de voûte de la conscience subjective de l’homme ; sans elle, l’homme n’aurait pu développer une conscience personnelle égoïque, et la nature de sa personnalité n’aurait jamais pu évoluer jusqu’à ce qu’il puisse s’observer et prendre conscience de sa réalité.

La descente de la conscience supramentale sur terre changera radicalement cette condition intérieure de l’homme. Graduellement, celui-ci prendra une conscience objective de ses pensées. Cette nouvelle condition produira de nouveaux fruits, et l’homme pourra enfin comprendre sa relation étroite avec l’invisible. L’évolution de la conscience supramentale introduira sur terre une nouvelle dimension dans la psyché de l’homme. Ce dernier aura accès à une nouvelle échelle de connaissance, qui altérera sa conscience et facilitera sa vie jusqu’au jour où il pourra la contrôler parfaitement.

La pensée subjective n’est qu’une première phase, bien que très importante, de l’évolution de la conscience humaine. En effet, elle n’est pas la dernière, car déjà la conscience supramentale est en évolution progressive sur le globe. Elle marquera la qualité de la nouvelle intelligence de l’homme pour les 2 500 prochaines années.

Au-delà de la conscience subjective, l’homme nouveau découvrira une conscience capable de canaliser parfaitement son énergie mentale. Ainsi, il pourra percevoir les voiles de sa conscience planétaire et en comprendre les modalités. La pensée subjective crée dans l’homme des formes d’énergie qui figent sa conscience personnelle et limitent sa capacité de comprendre la vie, ce mouvement d’énergie créative qui constitue la manifestation réelle des forces psychiques en lui. Un jour, il les contrôlera pour régner sur les plans qui lui sont inférieurs.

Un des grands mécanismes de la pensée subjective naît de l’impression que crée une pensée non réalisée dans le mental humain ; lorsque l’homme pense subjectivement, il ne sait pas qu’il est manipulé par un plan de vie qui l’alimente selon la qualité de sa conscience expérimentale. Cette condition le prédispose à vivre une vie par rapport à des forces qui sous- tendent son organisation psychique, mais qu’il ne peut contrôler à sa juste mesure puisqu’il ne possède pas une volonté créative au-dessus de ces forces. Voilà pourquoi l’homme inconscient trouve si difficile de consolider sa vie et de la vivre à sa mesure, sans jamais connaître de revers. S’il connaît des revers dans sa vie, ses pensées subjectives en sont responsables, et elles n’ont pour lui qu’une valeur d’impression. Tant qu’elles ne représenteront qu’une valeur subjective, elles ne lui offriront aucune valeur réelle ; il lui sera donc impossible d’imposer la volonté de son mental supérieur sur le processus mécanique et inconscient de sa subjectivité.

L’homme nouveau découvrira, lorsque s’ajustera son mental à la nouvelle vibration de la pensée créative, que la vie mentale de l’homme conscient s’ordonne selon sa capacité d’englober la pensée, au lieu d’être englobé par elle. La pensée inconsciente est trop dense et trop personnelle pour que l’homme puisse la vivre telle qu’elle est réellement et créativement sur son plan d’origine, dans l’invisible de sa nature cosmique. Non seulement la pensée inconsciente est-elle trop dense, mais l’homme inconscient est lui-même impuissant à en déceler les reflets et les conditions. Il trouve difficile de vivre ces dernières de façon consistante et conséquente avec sa volonté. L’énergie de la pensée subjective est toujours colorée par la personnalité de l’homme, elle l’influence dans son comportement face à la vie. Il lui est donc impossible d’imposer sa volonté dans le monde de la vie, car la subjectivité de sa conscience expérimentale a plus de pouvoir sur lui que l’énergie mentale supérieure de sa volonté intelligente non réalisée.

Toute pensée subjective empêche l’homme de briser son lien avec la mort, lien qui s’instruit de sa mémoire. La pensée supramentale est différente de la pensée subjective : elle ne vide pas l’homme de son énergie supérieure. Au contraire, elle le ressource constamment, car elle ne dépend pas d’une attitude quelconque de l’ego, mais d’une vision sans cesse renouvelée de ce dernier. La pensée subjective détourne l’homme de la lumière de son esprit, car elle utilise les reflets de la mémoire pour lui donner l’impression d’une conscience intelligente, alors qu’elle ne représente qu’une période transitoire vers une conscience supérieure où l’homme, délaissant l’expérience subjective, vit de créativité objective. Si la subjectivité est si forte chez l’homme, c’est qu’elle n’a pas été remplacée par une pensée réelle, qui n’invite pas à la réflection mais à l’inflexion de la volonté intelligente et créative.

Alors que la pensée subjective a recours à l’analyse pour éclairer l’homme, la pensée créative supramentale ne s’appuie que sur la clarté, qui devient de plus en plus évidente lorsque l’homme progresse en conscience et en intelligence. Mais l’être involutif craint l’absence d’analyse dans l’étude de ses actions, car il ne possède pas suffisamment de pouvoir mental et de clarté pour instantanément saisir et comprendre la vibration d’une forme pensée, la pensée objective et supramentale, par contre, lui permettra de saisir l’intelligence à travers la vibration ou l’énergie de la pensée, sans avoir recours à l’analyse, qui s’appuie toujours sur la forme conditionnée par la mémoire réflective de l’ego inconscient.

La subjectivité interrompt le courant créatif chez l’homme, et lui fait vivre une conscience qui ne peut traiter de façon réelle. L’homme a grand besoin d’une conscience réelle qui dépend d’elle-même, sur les plans psychologiques et psychiques. Sinon, l’être humain sera voué à une expérience dont il ne pourra contrôler ni le mouvement, ni l’intention à long terme.

La pensée doit être, pour l’homme, une énergie créative lui permettant de développer le contrôle sur la vie. Si la pensée subjective ne lui permet pas une intégration de ses forces intérieures et ne le pousse pas à vivre une diffusion de ces mêmes forces, il est évident qu’elle le limite dans l’expression créative de son expérience sur le plan matériel. La conscience supramentale mettra fin à tout jamais à cette condition ; elle objectivera la pensée, et l’homme découvrira que la vie peut être sous son contrôle intelligent et créatif. Tant que la conscience ne sera pas transmutée, l’homme demeurera prisonnier de la subjectivité émotive de sa conscience involutive. L’émotion subjective fait partie de l’organisation interne de la pensée humaine, et ce n’est qu’au cours de l’évolution de la conscience supérieure qu’il en découvrira les aspects subtils. Ceux-ci nuisent à la clarté de sa conscience, et fabriquent chez lui des retenues, réels blocages qui l’emprisonnent et l’assujettissent à une gamme infinie de conditions planétaires dont il ne peut contrôler l’influence sur sa personne pensante.

Le monde de la pensée est un monde occulte, voilé à l’homme de l’involution. Cette condition disparaîtra avec la nouvelle conscience humaine. Mais l’homme nouveau ne pourra réaliser jusqu’à quel point sa pensée subjective fut alimentée par des forces qui, secrètement, tentaient de désharmoniser son mental dans le but de le maintenir dans l’ignorance. Il apprendra à reconnaître le jeu de la vie mentale, et s’en sortira. Une race en évolution, qui n’a connu que la pensée subjective, ne peut, du jour au lendemain, prendre conscience objective et créative d’elle même. Il a fallu que cette nouvelle condition s’établisse dans le temps, en fait à partir de 1969, époque où cette nouvelle condition de l’évolution fut fixée. L’homme connaîtra enfin les mystères de la pensée. Il corrigera les attitudes anciennes de sa conscience expérimentale, et réagira à la nouvelle science ; celle-ci le forcera à admettre que sa conscience mentale antérieure était parfaitement colorée par des plans d’énergie ou des niveaux d’intelligence qui le gardaient dans une forme d’ignorance de plus en plus raffinée et totalement indéchiffrable.

La réaction favorable de l’homme à la nouvelle conscience de la terre, ainsi qu’à la formulation de la réalité psychologique et psychique de la nouvelle conscience, marquera le début de la liberté entière et indivisible de l’homme. Elle ne lui parviendra que lorsqu’il aura connu la subjectivité de ses pensées, et compris pourquoi elles étaient subjectives et non créatives. Conscient de la nouvelle tournure de son esprit, qu’une nouvelle science aura fait surgir en lui, il pourra alors mesurer la différence entre sa subjectivité et son objectivité. Il verra que la subjectivité crée toujours des voiles, alors que l’objectivité le force à pousser plus loin la manifestation de sa vie. il déclarera la guerre à l’empoisonnement qu’il aura subi pendant des millénaires, et cette guerre sera le produit de l’activité, à travers son mental éveillé, d’une intelligence plus puissante que celle qu’il avait connue auparavant, totalement différente en qualité et en esprit. L’esprit de l’homme doit transparaître à travers son intelligence. Sinon, il n’est pas parfaitement intelligent et n’est que mémoire. Celle-ci limite la conscience, et est liée aux activités restrictives du monde de la mort à travers le mental ignorant des lois de la lumière et de l’intelligence pure et sans limite.

La subjectivité de la pensée humaine et la qualité de l’intelligence font partie d’une même mesure de conscience en évolution. Tant que l’homme aura l’illusion que ses pensées prennent origine à la limite de son moi psychologique, il ne pourra découvrir la source de ses pensées, ni la qualité supérieure d’une pensée parfaitement objective et libre de l’inconscience égoïque. La pensée supramentale, que la prochaine évolution fera éclore sur terre, mettra un terme à la personnalisation de l’intelligence. De ceci naîtra le grand cycle de l’individualisation intégrale, grâce à laquelle l’homme nouveau prendra en main les outils supérieurs d’une conscience alimentée par des forces créatives.

Si nous parlons de conscience supérieure, nous parlons d’intelligence différente, donc de perception plus développée de la réalité et du lien entre la conscience de l’homme et la vie, au-delà des sens matériels. La pensée subjective ne permit pas à l’homme de découvrir la dimension réelle de sa personne, car elle s’appuyait totalement sur les imperfections de la personnalité. Ainsi, l’homme se trouva impuissant à supporter la moindre réalité objective de lui-même, car sa subjectivité interférait dans le processus créatif de sa conscience réelle.

L’homme nouveau prendra mesure de sa réelle conscience lorsqu’il aura compris que la disproportion entre sa conscience réelle et sa conscience subjective est à la mesure du degré de souffrance nécessaire à la perception d’un nouvel état inférieur, qui marquera la finalité du développement de sa conscience planétaire. L’homme conscient devra contrôler parfaitement sa vie, et la clef de ce contrôle demeurera cachée au-delà de la condition subjective de ses pensées incohérentes.

La pensée subjective de l’homme involutif est formée d’impressions réunies dans un ensemble psychique convenant à la personnalité de l’être. Ces pensées sont colorées par l’expérience, et retenues par la mémoire. Tant que la mémoire sera utilisée par l’homme pour stabiliser sa conscience personnelle, il ne découvrira pas la pensée créative, car cette dernière est fluide et sans lien personnel, avec la mémoire subjective humaine. Elle naît des couches mentales supérieures, et se traduit en conscience universelle. L’être humain possède un lien inaliénable avec les plans supérieurs de la vie, mais ce lien est voilé par la subjectivité de l’ego.

L’évolution de la conscience supramentale élèvera le niveau de la vie mentale, elle fera connaître une réalité objective de la pensée supérieurement organisée, selon les lois de la lumière qui n’ont aucun lien avec le mémoriel involutif et subjectif de l’ego. Pour que l’homme puisse connaître la pensée créative, il lui faudra prendre conscience que le mental inférieur ne représente pas une dimension réelle de son moi. Le moi réel n’appartiens pas à la réflection de la conscience, mais au mouvement de l’énergie de la lumière à travers le canal psychique, créé par elle lors de sa descente dans la matière.

La vie mentale supérieure de l’homme nouveau traitera la pensée de façon différente et même contraire au mental de l’involution. L’homme conscient aura la force intérieure pour ne pas souffrir des associations psychologiques reliées à la formation de la pensée subjective. La transformation de son mental lui fera voir à travers l’illusion de la pensée subjective, et élèvera son savoir.

Il ne traitera pas de la vie mentale tel que le fit l’homme involutif, car la résonance de sa conscience sera en fonction du support psychique que lui apportera la lumière de son double. Conscient de la réalité cosmique du double derrière l’expression de son être, il connaîtra une pensée épurée, qui lui donnera une liberté d’expression impossible par le passé, car l’ego n’était pas suffisamment protégé contre l’émotivité d’un mental rattaché à la mémoire.

La pensée subjective est une dimension inférieure de la conscience humaine, dimension du mental qui compose avec les éléments inférieurs d’une vie trop reliée aux influences extérieures pour que l’homme puisse bénéficier de l’individualité réelle de sa conscience intégrale. Le double ne peut faire passer une pensée pure à travers le mental tant que l’homme n’a pas pris conscience de son lien avec lui, car ce n’est qu’à travers ce lien que l’homme peut manifester une pensée libre du connu. La conscience créative de l’homme nouveau est une conscience libre, capable de faire avancer la connaissance de la vie. La pensée subjective a servi la conscience involutive, alors que la pensée créative servira la conscience universelle de l’homme en évolution.

L’évolution de la conscience transformera la pensée subjective en une énergie mentale capable de faire éclater les formes qui l’ont retenue et maintenue prisonnière du mental planétaire et involutif. C’est le passé, lié à la mémoire du plan astral, qui subjectivise la pensée humaine et la divise dans sa réalité. La pensée subjective est à la source de l’inconscience humaine. Elle éteint dans l’homme la lumière de son mental, et le réduit à une êtreté inférieure en conscience et en faculté de compréhension. L’être humain évoluera et transformera le monde dans lequel il vit, car sa pensée nouvelle l’instruira, alors que la pensée subjective le maintient dans son statu quo perpétuel. L’évolution de la pensée humaine fait partie de l’évolution de la vie. Toute transformation profonde de l’homme invitera ce dernier à reconstruire la trame de sa vie, pour se libérer enfin du pouvoir occulte des forces psychiques sur sa conscience planétaire.

L’être humain ne peut être libre, sur terre, tant qu’il est forcé de vivre une pensée qui ne possède pas en elle-même les clefs de la vie.

La pensée subjective ne peut être dissociée des forces occultes et astrales qui la conditionnent. Voilà un principe fondamental de la nouvelle psychologie de la conscience intégrée. L’homme ne vit pas seul dans son mental inférieur. Ce dernier est un monde habité par des intelligences dont la fonction, selon son niveau d’évolution, est de le guider vers une conscience supérieure ou le garder dans les bas-fonds de l’inconscience planétaire. L’homme doit découvrir ces forces et les reconnaître objectivement avant de commencer à voir les dimensions psychiques de son mental supérieur. Le mental inférieur, ou l’intellect, invite gratuitement ces forces, car l’intellect fonde sa réalité sur le phénomène de la mémoire subjective, alors que la réalité de la conscience supérieure ne peut transparaître dans le mental qu’au contact graduel de sa propre lumière déspiritualisée. Ce processus conduit à l’intelligence pure, c’est-à-dire une manifestation du lien universel entre l’ego planétaire et l’ego cosmique.

La science de la communication n’est pas suffisamment avancée sur le globe pour que l’homme comprenne que la pensée, loin d’être simple phénomène psychologique, constitue un phénomène psychique à plusieurs niveaux. Le niveau le plus près de lui, celui qui en fait est responsable de l’illusion subjective, est astral. La conscience intégrale mettra à jour le jeu subtil de l’astral et fera éclater, par transparence, le concept du «je» de la pensée involutive. Il deviendra évident à l’être intégral que le «je » ne fait pas partie de la pensée objective et cosmique mais de la qualité psychologique de la pensée planétaire. Cette reconnaissance choquera la psychologie de l’ego et obligera ce dernier à suivre plus loin son mouvement créatif vers la découverte du mystère de la pensée. En lui-même, «je» n’a de valeur que dans la mesure où il permet à l’ego de s’identifier avec la partie planétaire de lui-même. Mais c’est ici qu’il commet l’erreur fondamental de l’involution, car le «je » le rapporte à lui-même, alors que c’est une une entité d’un certain niveau qui l’utilise pour le garder dans l’ignorance de sa conscience, loin de son lien universel. Dans les cas de folie ou d’aliénation mentale, on peut remarquer la transparence du « je », et son remplacement par le mot « tu », lorsque l’aliéné se fait commander des actes antihumains qui contreviennent à la conscience humaine naturelle. L’aliéné dira alors qu’il a entendu une voix lui commander ces actes et la psychologie classique considérera cette voix comme une simple hallucination, mot infect qui masque l’ignorance profonde des lois de l’esprit et du mental humain affligé par des forces astrales que seuls les initiés pourront reconnaître.

Le mystère du « je » choquera l’être lors de sa prise de conscience de ces forces actives et subliminales. C’est alors que la transparence du «je » éclairera la conscience et que l’être nouveau découvrira pour la première fois son lien inaliénable avec l’universel ; le voile de l’astral de la pensée sera déchiré afin qu’explose la conscience planétaire, expérimentale et sans identité propre. La psychologie supramentale naîtra du déchirement de ce voile astral et explorera le domaine infini du mental supérieur et de sa conscience créative. Ceci mettra fin à la philosophie de la pensée.

L’état psychologique de l’homme est conditionné par la qualité de sa pensée. De ce fait, la compréhension du phénomène lui-même est essentielle à la création de l’équilibre parfait du plan mental. Cependant, le phénomène de la pensée ne peut être élucidé par une pensée déjà soumise aux lois involutives du mental. Ainsi, l’homme nouveau découvrira son identité par le biais d’une nouvelle psychologie du mental créatif, avant de pouvoir s’instruire d’une conscience intégrale. L’évolution de la science du mental se fera graduellement au cours de la prochaine époque ; elle sera transmise par des êtres conscients dont la manifestation ne se fera que dans la mesure où l’évolution se fera une niche parmi les races. La science du mental supérieur favorisera l’exploration supramentale de la conscience et offrira à l’homme nouveau les clefs nécessaires à la transformation totale et intégrale de sa vie. La nouvelle psychologie fera prendre conscience à l’être que son savoir est présent, dans la mesure où il peut débloquer l’énergie qui le paralyse et le maintient prisonnier des sphères astrales au-delà de la conscience planétaire. L’état psychologique de l’homme nouveau lui permettra de participer pleinement à la vie, à tous les niveaux de son expérience créative. Il interviendra résolument dans le conflit des polarités et instruira les races anciennes dans la formulation créative de leur programmation retardataire.

La pensée crée dans les éthers de vie des courants d’énergie qui gardent l’homme sous le parapluie des forces occultes et astrales. Tant que les lois de la pensée subjective ne seront pas dévoilées, il ne pourra bénéficier d’une pensée nette et pure, car son mental ne lui appartiendra pas parfaitement, à cause de la coloration apportée par les impressions mentales émanant de plans dont il n’a aucune conscience. Dans le cas où par le biais d’un certain cheminement ésotérique, il constatera sa liaison avec les plans subtils, le besoin de s’en méfier deviendra encore plus évident, car il lui sera plus facile que chez l’homme totalement inconscient de prêter l’oreille à des formes-pensées qu’il considérera intelligentes simplement parce qu’elles émanent de plans au-delà de sa conscience égoïque. L’homme nouveau découvrira que le contact avec les plans doit être décoloré pour que lui-même bénéficie de la pleine lumière de son intelligence. L’homme inconscient des lois occultes du mental ne peut être libre et protégé, qu’il soit où non en contact avec des plans subtils de la conscience, car ses pensées non intégrées demeurent sous l’empire du mensonge cosmique, dont la fonction est d’utiliser son ignorance pour le faire progresser vers une intelligence de plus en plus perfectionnée. Mais toutes les forces astrales, à quelque niveau qu’elles soient, s’opposent à l’évolution et à l’intégration de l’intelligence humaine, car elles se servent de la souffrance humaine dans la poursuite de leur propre évolution.

L’évolution de la conscience dépendra de la confrontation de l’homme avec le côté sombre de son être, qui représente son alliance inconsciente avec les forces astrales en lui. Ces forces dépassent l’entendement imaginaire et le plongent dans le plus grand effacement de lui- même. L’homme est un être de lumière, mais sa lumière ne peut le protéger contre lui-même que dans la mesure où elle peut être perçue par lui. À travers la subjectivité de sa conscience, il perd contact avec elle et se croit libre, alors que la liberté ne peut exister que dans la fusion de l’ego avec le double. L’évolution de la conscience va de pair avec l’évolution de la science du mental ; cette science ne fait pas partie de la relation entre l’ego et l’astral, mais plutôt de la relation entre l’ego et la lumière.

Les aspects occultes de la science mentale sembleront suprarationnels lorsque l’homme s’en approchera pour la première fois. Cette science ne peut être fondée que sur le rapport étroit entre l’intelligence humaine et les plans occultes du savoir. Celui-ci fait partie de la formation psychique de son moi, libre de la mémoire qui entrave l’énergie pure et la colore pour maintenir l’homme sous une certaine forme de domination. La pensée subjective est nettement inférieure à la conscience réelle de l’être, quels que soient les aspects intelligents que le sens moderne donne aujourd’hui à cette expression.

La pensée humaine n’est pas, en essence, un processus personnel tel que l’homme veut bien le croire, mais plutôt un processus cosmique de liaison avec sa source et d’autres plans qui l’interceptent, afin de lui créer ses illusions involutives. L’astral fait partie de l’ordre cosmique des choses ; il doit être neutralisé pour que l’homme en arrive à reconnaître sa réalité. La pensée subjective fait partie de la force descendante de la conscience vers la matière. Si elle était trop élevée en vibration et si l’homme n’en était pas conscient, l’ego perdrait l’équilibre.

Cet équilibre doit être maintenu à tout prix pour que l’homme avance graduellement dans la conscience cosmique, sans s’écrouler sous le poids d’une conscience lui donnant accès à de la connaissance, insupportable émotivement à cause de son lien avec la mort. La vie est fondée sur des principes qui se découvriront dans la conscience du lien universel. Tant que l’homme n’aura pas suffisante conscience, il ne pourra saisir par lui-même l’aspect cosmique de son mental : il ne pourra se dégager des forces retardataires qui constituent son lien passé avec l’astral ou la mort. Il n’a pas encore suffisamment de connaissance de la mort pour comprendre jusqu’à quel point elle l’affecte sur une base journalière. Seuls les médiums ou les sensitifs ont une perception du pouvoir occulte de l’au-delà, même s’ils ne sont pas encore en mesure de mettre à défi la désinformation qui leur est canalisée par le truchement de leur spiritualité naïve. Certains hommes cherchent sérieusement à comprendre la vie ; la science supramentale leur sera fournie dans la mesure où ils seront suffisamment libres de l’orgueil spirituel pour s’en servir. Cette science est dans le monde et elle y demeurera. Elle ne sera jamais cachée derrière la façade d’une école ou d’une religion. Pour y avoir accès, l’homme nouveau devra s’ouvrir à lui-même, car lui seul peut transformer sa vie.

La conscience humaine est expérimentale. Lorsque l’homme aura découvert les lois de l’énergie qui dirigent l’évolution du mental, il découvrira l’inconnaissable. Il aura accès à des dimensions du savoir inaccessibles à partir de la réflection subjective de l’ego intelligent.

La pensée est lumière, et son taux vibratoire varie selon le niveau de la conscience. De même la conscience se transforme lorsque ce niveau est changé par un choc accidentel ou un choc créé à partir d’autres plans de vie, comme le vivent certains initiés. Au cours de la prochaine époque, le taux vibratoire de la pensée sera altéré. L’homme nouveau évoluera à partir de l’intérieur de lui-même et non plus à partir de l’extérieur. Les forces historiques n’auront plus sur lui d’emprise ; les forces intérieures le feront évoluer et la pensée future différera absolument de la pensée contemporaine. N’étant plus réflective, elle deviendra créative et pourra, avec grande facilité, évaluer les aspects inconnus du réel. L’homme entrera en contact avec d’autres dimensions et tous les phénomènes dits paranormaux aujourd’hui, ainsi que d’autres encore inconnus, feront partie de la vie courante de l’homme nouveau. La réflection de la pensée garde l’homme prisonnier de la mémoire de l’humanité. Prisonnier de cet aspect, il ne peut avoir accès à ce qu’il sait ou peut savoir, selon son niveau de conscience. La pensée nouvelle sera d’une telle puissance que la pensée réflective et logique sera démunie devant elle ; elle dépassera la logique intellectuelle, développée au profit de l’étroitesse d’esprit. Face à une lecture précise de sa vie dans les moindres détails, l’être rationnel sera forcé d’admettre qu’il existe chez l’homme conscient des facultés liées à sa lumière, sa force, sa vie en fusion avec son corps matériel.

Les mystères n’existeront plus ; l’ignorance et ses voiles auront été remplacés par la lumière de l’homme, une pensée d’un ordre nouveau qui ne fera pas partie de l’involution de la conscience. Les systèmes de vie seront ouverts à son regard le plus pénétrant ; seule sa force intérieure en établira la limite de pénétration. Plus l’homme sera en fusion de conscience avec le double, plus sa force sera grande, et plus son intelligence sera lucide. Viendra l’époque où la vision double lui sera accordée, car son intelligence aura besoin de dépasser la sensorialité matérielle pour épouser l’extrasensorialité du double éthérique. Il se servira de ce corps subtil pour être en contact constant avec les forces de l’invisible qui, de tout temps, exercèrent sur lui une grande influence, incomprise et non intégrée. L’homme n’aura plus besoin d’être guidé dans la vie, il se dirigera lui-même en pleine confiance et la vie sera sous son contrôle. Avec cette conscience nouvelle, il prendra le contrôle de l’évolution de la terre et les forces involutives n’auront plus le pouvoir sur elle.

La pensée est le véhicule de l’esprit mais l’homme ne s’en sert pas ainsi. Il l’utilise comme véhicule pour l’ego, et l’esprit est ainsi impuissant à se manifester. L’homme nouveau réalisera le grand phénomène de la pensée. C’est à ce stade de l’évolution qu’il connaîtra d’autres espaces-temps. L’homme saura que la conscience est une force et non simplement un état, et que cette force fait partie d’un ensemble universel unifié au cours de l’évolution. L’être humain vivra sa conscience de façon unifiée lorsque, ayant perdu la notion psychologique de son moi, il découvrira sa nature cosmique et universelle. La pensée sera alors créative dans le sens cosmique du terme, et la partie mentale et créative de l’esprit se manifestera à travers le véhicule du double éthérique humain. Les dimensions du réel ne seront alors plus astralisées par la mort ou la mémoire. L’homme sortira de son corps et visitera l’univers à partir du véhicule de son esprit, libéré du lourd fardeau de sa conscience psychologique.

L’homme découvrira que la pensée est un véhicule par lequel l’esprit utilise son énergie pour lui faire reconnaître l’universalité des plans de vie. Mais tant que l’être n’aura pas rompu avec l’attitude subjective de l’ego face à sa pensée, l’esprit en lui ne pourra se servir de la pensée et la transformer en un véhicule de transport universel. Le transport universel sera le produit de la transformation de la pensée humaine à un niveau de changement très avancé dans la définition de l’ego, où la nature même de la conscience involutive sera remise en question. Dans la mesure où l’homme pourra engendrer sur terre une telle pensée, sa nature sera fixée dans un autre axe du temps, et sa conscience égoïque deviendra instantanément libre du connu et capable de supporter l’expérience de l’inconnu infini. L’homme apprendra que la prochaine époque sera une période de reconstruction mentale au cours de laquelle s’éteindra la réflection égoïque, responsable du phénomène de la mort sur terre. Une fois ce travail accompli, la mort n’existera plus, car l’esprit ne sera plus emprisonné par la pensée. Se servant d’elle comme véhicule, l’homme atteindra alors le stade évolutif de l’immortalité : son mental deviendra infini. Tant que l’homme vivra sa pensée subjectivement ou égoïquement, il lui imposera une limite, et sa vie en sera proportionnellement affectée.

L’homme découvrira que son cerveau est utilisé à des fins d’expériences évolutives à partir de plans ou de mondes si avancés en science que l’humanité n’en est, par comparaison, qu’à ses débuts. La création de l’homme n’est pas l’œuvre d’un certain Dieu, auquel les hommes ont cru pendant des siècles, mais une création génétique à partir de ressources scientifiques de races parties de cette planète depuis longtemps déjà, vers leurs points d’origine dans le temps et l’espace. Le contact initial entre l’homme et ces races créatrices fut rompu pour des fins d’expérience involutive, et ce même contact sera rétabli. Au cours des générations futures, l’humanité rencontrera ces êtres et l’homme, enfin, redécouvrira le secret de ses origines. Il verra qu’elles ne sont ni évolutionnistes, ni bibliques dans le sens religieux du terme, mais scientifiques dans un sens révélateur.

La terre est un laboratoire cosmique et, en tant que tel, l’homme est en étude à long terme. Tout sera dévoilé dans la mesure où l’être se libérera du connu et vivra d’une pensée créative, dégagée de la mémoire subjective supportée par son environnement social. Il aura accès à tout ce qu’il veut savoir concernant la création et l’évolution de son système de vie. Les forces cosmiques sont des intelligences dont l’apparence peut se fixer dans une forme qui sera accessible au plan psychologique humain.

Au vingtième siècle, l’homme commencera sérieusement à différer des arguments classiques concernant la nature de la vie et de la pensée. Des événements le forceront à regarder d’un autre angle la réalité cosmique cachée derrière l’expérience planétaire. C’est à ce moment décisif de l’évolution que le partage de la connaissance se fera. Un grand nombre d’êtres iront dans une direction nouvelle tandis qu’une autre partie de l’humanité continuera à demeurer asservie aux anciennes idées. L’homme doit retourner à sa source, car il fut créer dans le but de s’unifier avec elle, afin que naisse dans le cosmos un nouvel archétype humain. L’intégration de tous les plans d’énergie de cet archétype constituera le dernier et le plus complet cycle de la création d’hominidés dans l’univers local.

La logique mécaniste moderne est nettement insuffisante pour la compréhension des mystères de la création. Elle fera place à un nouveau type d’intelligence, et l’homme découvrira que la nature du réel n’est pas éloignée de la fiction ésotérique, dont la forme précognitive de choses encore incompréhensibles aujourd’hui fait partie d’un autre niveau de la psychologie créative, mais inconsciente, de l’homme. L’homme comprendra que le cerveau humain est une radio qui enregistre de l’information sous forme de pensées. Aujourd’hui il veut croire que c’est lui qui pense alors que la pensée involutive est une forme primitive de communication dans sa forme actuelle, car elle ne prend pas en considération les paramètres psychiques et extrasensoriels qui constituent la fondation même de son organisation supralogique et intelligente. Les plus grandes inventions des hommes ont été le produit d’accidents ou d’intuitions vives reliées à une forme quelconque d’expérience intérieure. Ici se cache l’intervention d’autres forces dans la vie mentale de l’homme. Ainsi, commet-il l’erreur fondamentale de croire que c’est lui qui est intelligent, alors que son mental enregistre des longueurs d’ondes ne faisant pas partie des constantes psychologiques de son moi pensant.

L’ésotérisme n’est pas apprécié dans les milieux rigoureux de la science contemporaine, car il risque de remettre en question des principes mis de côté pour des raisons de limitations expérimentales de la méthode scientifique. Mais c’est à travers l’ésotérisme renouvelé et déspiritualisé que l’homme avancera dans le domaine de l’inconnu, même si la pensée ésotérique est, elle aussi, vouée à l’extinction à cause de son absence de puissance créative. Un peu comme la science antique, elle veut s’implanter et être reconnue, alors que la science du mental renversera toutes ses fondations.

La pensée sera créative lorsqu’elle cessera d’être une forme de programmation. Elle libérera l’homme du joug de l’involution, qui affecta autant les grands que les petits de la terre, autant les rois que les pauvres. L’homme fera face à la réalité universelle des plans en évolution; ceux qui auront la note mentale poursuivront leur évolution individuelle dans des conditions totalement nouvelles et libres. La race prochaine sera plus grande et plus perfectionnée que les races cosmiques qui donnèrent naissance à l’humanité.

Les sept plans de vie seront unifiés chez l’homme intégral, et celui-ci représentera la plus haut niveau de perfectionnement des races hominidés dans l’univers local. Les pères de la race ne pourront plus dominer les fils et ces derniers seront plus perfectionnés que ceux qui les auront précédés dans des mondes encore inaccessibles aux hommes de la terre qui ne se connaissent pas. Tant qu’il ne se connaîtra pas, l’homme ne pourra rencontrer ses pères et ces derniers demeureront pour lui des dieux, des forces ou des dominations.

L’évolution de la pensée est essentielle à la survie sur le globe, car les forces involutives augmentent en pouvoir dans la mesure où l’homme s’éloigne de sa source, sa lumière. L’avènement de l’homme est le produit d’une œuvre cosmique qui doit garantir la survie de la race. Mais il n’est pas suffisamment conscient pour voir l’essence de cette dimension. Voilà pourquoi l’avènement de la science mentale sur terre fait partie de sa liaison cosmique avec l’univers local. Plus il prendra conscience de sa nature, plus il sauvegardera sa liberté, et plus il atteindra l’identité de sa conscience et l’unité de sa science. Tant et aussi longtemps que l’être maintiendra le statu quo de ses dimensions psychiques intérieures, la survie de la race sera en péril. Car lui seul, dans son individualité intégrale, peut servir de barrière aux puissantes forces astrales du système local. La pensée doit être élevée en vibration afin que la conscience perde ses voiles et donne à l’homme la lumière nécessaire pour éloigner de son expérience les influences néfastes. Celles-ci constituent pou lui un danger grandissant face à la liberté créative de son action, sur une planète de plus en plus compromise.

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